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Liste des pfas à éviter dans les ustensiles de cuisine et produits du quotidien

Liste des pfas à éviter dans les ustensiles de cuisine et produits du quotidien

Liste des pfas à éviter dans les ustensiles de cuisine et produits du quotidien

Les PFAS : les indésirables invisibles de notre cuisine

Ah la cuisine ! Ce repaire de bons petits plats maison, de souvenirs en famille et d’ustensiles bien pratiques… mais parfois remplis de surprises pas franchement appétissantes. Parmi elles, les PFAS — ces composés chimiques qu’on n’invite pas, mais qui adorent squatter nos poêles antiadhésives, emballages alimentaires et même certains vêtements ou produits ménagers.

Pas de panique, on ne va pas tomber dans la parano. Mais en tant que passionnés de brico-déco-vie pratique (et un peu santé accessoirement), il me semblait essentiel de vous livrer quelques clés pour savoir les repérer… et surtout les éviter.

Que sont les PFAS ? Portrait-robot d’un indésirable persistant

Le petit nom PFAS est l’abréviation de « Per- et polyfluoroalkylées substances ». Bon, avouons-le, on n’est pas beaucoup à réussir à le dire sans avoir un nœud dans la bouche. Ce groupe de plus de 4700 substances chimiques est utilisé pour ses propriétés imperméabilisantes, anti-taches et résistantes à la chaleur.

En cuisine, les PFAS sont souvent là où ça ne colle pas… littéralement ! Vous adorez votre poêle qui glisse toute seule avec juste un filet d’huile ? Elle est peut-être revêtue de PTFE (polytétrafluoroéthylène, le plus célèbre des PFAS… alias Teflon).

Le hic ? Ces substances sont surnommées « polluants éternels ». Une fois fabriqués, ils ne se dégradent quasiment pas. Et leur présence dans notre environnement, notre eau du robinet, notre sang (eh oui !) est de plus en plus inquiétante.

Mais alors, que faut-il éviter concrètement ? Je vous ai préparé une liste, aussi digeste qu’une compote maison (sans PFAS, évidemment).

Les PFAS à éviter dans les ustensiles de cuisine

Dans les rayons ou sur les sites e-commerce, les mentions sont parfois floues. Voici les principaux composants PFAS qu’on retrouve dans les ustensiles du quotidien :

  • PTFE (polytétrafluoroéthylène) : C’est le fameux revêtement antiadhésif des poêles. Il commence à poser problème dès 260°C et devient franchement toxique au-delà de 300°C. Le PTFE dégage alors des particules nocives pour les voies respiratoires. Et si vous avez des oiseaux : danger immédiat ! Leurs petits poumons ne supportent pas ce gaz.
  • PFOA (acide perfluorooctanoïque) : Utilisé pour fabriquer le PTFE par le passé. Théoriquement interdit en Europe depuis 2020, mais encore présent par importation ou dans de vieux ustensiles.
  • PFHxS, PFNA, PFBS, PFHxA : Ces noms barbares sont des variantes plus « modernes » du PFOA. Fabriqués pour le remplacer, mais tout aussi persistants et préoccupants.
  • Produits avec la mention « fluoropolymères » : Derrière ce mot inoffensif se cache souvent un PFAS en costume cravate, prêt à enrober vos aliments.

Alors, que faire ? Récupérer la vieille cocotte de Mamie ? Pas forcément, mais passons à la pratique.

Comment repérer et éviter les PFAS en cuisine ?

Pas besoin d’être chimiste pour faire le tri dans ses placards. Voici quelques astuces simples et efficaces, testées et approuvées à la maison :

  • Choisissez des matériaux bruts : fonte, inox, céramique (vraie), verre, terre cuite. Ils sont durables, sains, et bonus : souvent meilleurs pour la cuisson ! J’ai récemment redécouvert le plaisir de faire sauter des légumes dans une poêle en fonte. Oui, ça colle un poil au début, mais avec un bon culottage, c’est royal !
  • Méfiez-vous des antiadhésifs « sans PFOA » : Ce label peut induire en erreur. « Sans PFOA » ne veut pas dire « sans PFAS ». La substitution a parfois conduit à l’ajout d’autres substances de la même famille, tout aussi persistantes.
  • Tournez-vous vers des poêles à base de céramique véritable : Attention cependant, certains revêtements dits « céramiques » contiennent tout de même des substances de type fluorée. Regardez s’il est spécifié « sans fluor » ou « sans PFAS ».
  • Évitez les ustensiles de cuisson à bas prix importés : Ils sont plus susceptibles de contenir des PFAS interdits en Europe.
  • Regardez les étiquettes ! Un bon réflexe à prendre, surtout pour les marques transparentes qui l’affichent clairement. Sinon, ne pas hésiter à poser la question au fabricant (les marques sérieuses répondent souvent vite !).

Les PFAS ne se cachent pas que dans la cuisine…

Eh non, ces petits composants persistent aussi dans plusieurs coins de notre quotidien. Voici quelques-unes des cachettes favorites des PFAS, parfois surprenantes :

  • Les emballages alimentaires : Papiers gras, boîtes à pizza, sachets de pop-corn micro-ondes… Ils contiennent parfois un traitement waterproof à base de PFAS qui empêche l’huile de traverser. Sauf qu’il peut migrer dans les aliments.
  • Le textile : Rideaux de douche, vêtements de sport « respirants », nappes anti-taches… Tout ça sent bon le traitement déperlant, et donc souvent les PFAS.
  • Les produits d’entretien : Cires pour le sol, nettoyants multi-surfaces aux effets « protecteurs », imperméabilisants pour chaussures en tissu, etc.
  • Les cosmétiques : Fond de teint longue tenue, mascara waterproof… Oui, même là !

Une raison de plus pour retourner au meilleur des produits d’entretien : vinaigre blanc, bicarbonate et bonne humeur (bon, la bonne humeur c’est pas encore vendue en bidon, mais ça viendra).

Des alternatives pratiques et saines

Bonne nouvelle : éviter les PFAS ne veut pas dire revenir à l’âge de pierre. Voici des conseils très concrets pour remplacer ce qui doit l’être, sans se ruiner :

  • Une bonne poêle en inox pour saisir les viandes ou poêler les légumes. Avec un filet d’huile et une cuisson bien maîtrisée, on obtient du croustillant… sans toxique caché.
  • Une cocotte en fonte, la star du mijoté du dimanche, qui dure une vie et ne relargue rien (à part de l’amour dans l’assiette).
  • Du papier sulfurisé non blanchi ou des tapis en silicone de qualité pour remplacer les papiers cuisson traités.
  • Textiles « naturels » non traités pour les nappes, coussins et rideaux (avec un bon lavage maison, ils auront aussi une belle vie sans traitement chimique).
  • Produits ménagers maison : vinaigre blanc + bicarbonate + savon noir = ménage sain, rapide et économique. Jeff validé !

Envie de limiter les PFAS dans votre journée sans vous prendre la tête ? Commencez par une seule chose : vérifiez vos poêles. Si elles sont abîmées ou rayées, changez-les en priorité. Un petit pas pour la poêle, un grand pas pour votre santé.

À retenir : informer sans paniquer, agir sans culpabiliser

Les PFAS sont partout, c’est vrai. Mais on ne va pas devenir fou pour autant. L’idée n’est pas de tout jeter du jour au lendemain, mais de faire des choix éclairés, au fur et à mesure. Un peu comme on rénove sa cuisine petit à petit, à coups de tournevis, de budget et de café bien chaud !

Chaque fois qu’on dit non à un produit douteux, qu’on choisit une poêle propre ou qu’on privilégie la vraie céramique ou la fonte bien huilée, on contribue à créer un intérieur plus sain… et même un monde un peu moins pollué.

Et qui sait ? Peut-être que dans quelques années, nos enfants se souviendront de leur papa ou leur maman comme de ce héros ou cette héroïne qui disait non au Teflon et oui aux légumes poêlés maison dans une belle cocotte.

Allez, j’vous laisse, j’ai un gratin de légumes qui bronze dans une cocotte en terre… 100 % sans PFAS bien sûr !