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Comment filtrer les pfas dans l’eau de votre maison sans système coûteux

Comment filtrer les pfas dans l'eau de votre maison sans système coûteux

Comment filtrer les pfas dans l'eau de votre maison sans système coûteux

PFAS dans l’eau du robinet : c’est quoi encore ce truc ?

Ah, les PFAS… Si ce mot ne vous dit rien, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Mais une chose est sûre : ces substances chimiques sont bien là, silencieusement installées dans notre quotidien, notamment dans l’eau que l’on boit. Et leur réputation est loin d’être brillante.

Les PFAS (ça se prononce « pifasse », mais sans rigoler), ce sont des substances per- et polyfluoroalkylées. Présentes dans des produits du quotidien comme les poêles antiadhésives, les emballages alimentaires ou encore les vêtements imperméables, elles se sont aussi faufilées, à notre insu, dans nos réseaux d’eau potable. Et malheureusement… elles s’y incrustent pour longtemps. Très longtemps.

Ces « polluants éternels » sont tenaces. Résistants à la chaleur, à l’eau, aux graisses… et aussi aux traitements d’eau traditionnels. Un vrai défi pour ceux d’entre nous qui veulent une eau plus saine sans casser leur tirelire.

Mais pourquoi devrait-on s’en soucier ?

Les études commencent à s’accumuler : certains PFAS sont liés à divers problèmes de santé, comme des perturbations hormonales, une baisse de la fertilité ou même certains cancers. Rien de très joyeux, en somme. Alors bien que les seuils réglementaires soient de plus en plus stricts (merci aux chercheurs !), ces substances sont malheureusement encore bien présentes dans de nombreuses régions.

Et là, vous vous demandez sûrement : “Ok Jeff, c’est pas top… mais je ne vais pas installer une usine de filtration chez moi non plus ?!”

Eh bien justement, il existe des solutions simples, efficaces et bien plus abordables que ce que l’on croit. Allez, on fait le tour ensemble.

Ce qu’il faut savoir avant de filtrer

Avant de foncer dans un achat ou de bricoler un système à la MacGyver, il est toujours bon de faire un petit point technique. Pour filtrer les PFAS, tous les filtres ne se valent pas. Ceux à base de charbon actif ou les systèmes par osmose inverse sont les plus efficaces. L’idée est donc de chercher une méthode qui reproduit ces technologies, mais à une échelle domestique et sans se ruiner.

Voici des méthodes spécifiques, testées, approuvées, et qui ne nécessitent ni diplôme de chimiste, ni budget de ministre.

1. La carafe filtrante avec charbon actif : bonne idée ou gadget ?

On les connaît bien, ces fameuses carafes filtrantes. Présentes dans de nombreuses cuisines pour filtrer le goût chloré de l’eau, elles peuvent également aider à réduire certains PFAS – à condition de bien choisir le modèle.

Privilégiez une carafe annoncée pour purifier les « contaminants chimiques », « PFAS », ou encore les « micropolluants ». Toutes ne se valent pas. Certaines marques (comme ZeroWater ou Clearly Filtered, pour ne pas les nommer) proposent des modèles qui filtrent véritablement des composés comme le PFOA et le PFOS.

Astuce perso : L’efficacité dépend de l’entretien. Changez les filtres régulièrement, sinon c’est comme filtrer du café avec une chaussette usée… peu engageant !

2. Le filtre à charbon actif en ligne : simple et discret

Si vous êtes un brin bricoleur (ou que vous connaissez un ami qui aime bidouiller dans le garage), l’installation d’un filtre à charbon actif sous l’évier est une excellente alternative. Ces systèmes se branchent entre l’arrivée d’eau froide et le robinet.

Avantage : pas besoin de modifier vos habitudes ni votre cuisine. L’eau est filtrée directement à la source, sans carafe à recharger. Les systèmes faits pour filtrer les PFAS précisent clairement leur efficacité sur l’emballage ou dans les notices techniques.

Petit conseil de Jflongy : oui, c’est tentant d’acheter le filtre le moins cher sur un site douteux… mais regardez toujours les certifications. Si le filtre est certifié NSF 53 ou 58 avec mention PFAS, c’est qu’il a été sérieusement testé.

3. Le charbon actif en vrac : pour les DIY lovers

Envie de faire vous-même votre filtre comme un vrai alchimiste du dimanche ? C’est possible ! Il existe du charbon actif à acheter en vrac. Il suffit ensuite de le placer dans un contenant filtrant (certains utilisent une simple bouteille coupée ou une grosse seringue de vétérinaire lavée — si si, ça fonctionne !), puis de verser l’eau à travers. Un système par gravité ou goutte-à-goutte fonctionne très bien.

Pour que ce soit efficace :

Attention : le charbon actif, ce n’est pas magique. Il absorbe bien les PFAS mais ne les « détruit » pas. Une fois saturé, il doit être remplacé.

4. L’osmose inverse… version mini

Les systèmes d’osmose inverse sont redoutablement efficaces, mais souvent hors de prix et encombrants. Heureusement, il existe aujourd’hui des modèles compacts de comptoir, à poser simplement à côté de votre évier, qui fonctionnent sans raccordement complexe.

C’est l’investissement le plus élevé de notre sélection, certes, mais certains modèles restent sous la barre des 200 €. Et la plupart ont une durée de vie de plusieurs années. Si vous consommez beaucoup d’eau à la maison (famille nombreuse, caféivore invétéré…), cela peut vite devenir rentable.

5. Quelques gestes simples pour réduire l’exposition

Sans même parler de filtre, il y a des gestes du quotidien qui font une vraie différence. Par exemple :

Rappel malin : Les PFAS ne s’évaporent pas à l’ébullition. Donc faire bouillir l’eau ne les élimine pas, au contraire, ça concentre parfois le problème.

Et si on combinait les solutions ?

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que ces méthodes ne sont pas exclusives. Rien ne vous empêche d’utiliser, par exemple, une carafe filtrante pour boire et un petit osmoseur pour la cuisine. Ou encore un filtre sous évier pour toute l’eau de boisson + un charbon à gravité comme backup pendant les vacances.

Avec un peu de bon sens — et un zeste de créativité à la Jflongy — il est parfaitement possible de limiter sa dose quotidienne de PFAS… sans se ruiner, ni transformer sa cuisine en laboratoire spatial.

En résumé : l’eau pure, c’est possible sans se ruiner

Se protéger des PFAS sans installer une station d’épuration à la maison, c’est non seulement faisable, mais ça peut aussi s’intégrer dans une démarche plus large vers un mode de vie sain et simple. Comme souvent, les meilleures solutions sont celles qui s’adaptent à nos habitudes sans tout chambouler.

Et comme le dit souvent mon tonton René (qui ne boit que du café du matin au soir mais qui installe des filtres pour toute la famille) : « Il vaut mieux un petit filtre aujourd’hui qu’un gros regret demain ». Ça vaut ce que ça vaut, mais moi, je trouve qu’il n’a pas tort.

Alors, à vos filtres, à vos bidons réutilisables, et surtout… à votre santé !

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